Semaine nationale de la création-transmission
d´entreprises artisanales

Semaine nationale de la création-transmission
d´entreprises artisanales du 17 au 24 novembre 2017

semaine nationale de la création-transmission
d´entreprises artisanales du 17 au 24 novembre 2017


Interview de Karine DESROSES, Présidente de la SIAGI

Quel est votre regard sur le financement de la création et celui de la transmission d'entreprise ?

Les taux d’intérêt demeurent bas, les banques ont des disponibilités, elles prêtent plus volontiers pour financer des investissements que de la trésorerie.
Il s’agit donc pour les entrepreneurs, que ce soit dans le cadre d’une création ou d’une transmission/reprise d’entreprise, de travailler leur plan de financement pour qu’il soit réaliste et puisse aboutir à l’octroi de crédit. Il est important de rendre accessible les bons outils et réflexes de gestion ! Cette « éducation financière » du chef d’entreprise pourra permettre d’inclure dans les plans de financement ce qu’on pourrait qualifier de « crédit de précaution », marge de confort pour petites dépenses complémentaires, pallier un décalage de paiement Fournisseur, financer un stock Fournisseurs…
Nombre de défaillances d’entreprises sont ainsi dues à un déséquilibre des plans de financement, notamment dans les projets de transmission d’entreprise dans lesquels le chiffre d’affaire peut être surestimé, les charges sous-estimées, etc

Par ailleurs, le financement des dépenses immatérielles doit être facilité ; il est indispensable à la bonne marche de l’entreprise. Ces dépenses, ferment d’une croissance future de l’entreprise, peuvent concerner aussi bien la création de sites web, des actions de communication et marketing, ou de protection de marques, ou encore de recrutement et de formation du personnel, bref elles ne reposent pas sur des actifs tangibles, et à ce titre, ont des difficultés à être financées par les banques.

Concrètement, quelle offre la SIAGI propose-t-elle pour accompagner les entrepreneurs dans leur transmission-reprise ?

Dans l’objectif de réduire les défaillances d’entreprises post-reprise, et donc de sécuriser les transmissions, la SIAGI adapte son offre de garantie, ainsi que le process d’obtention de sa garantie. En effet, plus la question du financement est résolue en amont de la transaction, plus celle-ci sera fluide. Ne perdons pas de vue qu’une transaction abandonnée fait perdre beaucoup de temps et d’énergie au cédant et au repreneur. Il faut donc miser sur tous les circuits amont, qu’ils concernent la banque ou le contenu de la transaction !

La SIAGI est présente aux côtés des 2 parties, en garantissant la continuité du financement du cédant et en préparant le volet financement en amont de la sollicitation du secteur bancaire. C’est la démarche que nous développons depuis quelques années avec les CMA et les Organisations Professionnelles, laquelle permet la délivrance d’une pré-garantie de crédit, après validation du plan de financement.

La SIAGI a également développé un partenariat avec le Fonds Européen d’Investissement qui lui permet de répondre au besoin de financement de trésorerie des petites entreprises et de sécuriser ainsi leur structure financière. Il s’agit de l’offre GLOBALEX applicable pour des crédits jusqu’à 150 000 euros. Parallèlement, elle est en phase de test dans les départements de la Vienne et de l’Indre et Loire pour garantir, selon un process simplifié qui assure une réponse en 72 heures, des crédits entre 5 000 et 50 000 euros, incluant la garantie du financement du BFR et de l’immatériel. En janvier 2018, nous espérons étendre ce dispositif à l’ensemble du territoire.

Un conseil à ceux qui souhaitent transmettre leur entreprise ?

Le chef d’entreprise doit continuer à investir, même pendant la période de préparation de la transmission, car c’est le seul moyen de conserver la valeur de son entreprise et de la rendre attractive.

Innover dans le financement, est-ce souhaitable ?

On constate qu’aussi bien les pratiques des « financeurs » que celles des personnes en recherche de financements évoluent et font appel à des voies alternatives de financement : recours à des prêts participatifs, au crowdfunding, à la titrisation… Il faut donc s’adapter en gardant les principes inhérents au monde bancaire et financier : prendre des risques, en sachant les gérer ! Cette créativité est saine, mais pour qu’elle soit pérenne, elle implique d’intégrer des outils de sécurisation, comme celle que peut apporter la garantie de la SIAGI. Donc, oui, innover dans la garantie, c’est souhaitable. C’est également une volonté claire de la SIAGI que de se mettre en posture de repérage des besoins des entrepreneurs et pouvoir ainsi innover dans la réponse apportée à nos partenaires bancaires.

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