Semaine nationale de la création-transmission
d´entreprises artisanales

Semaine nationale de la création-transmission
d´entreprises artisanales du 18 au 25 novembre 2016

semaine nationale de la création-transmission
d´entreprises artisanales du 18 au 25 novembre 2016


Interview de Bernard STALTER, Président de la SIAGI

Quel est votre regard sur le financement de la création et celui de la transmission d'entreprise ?

Que ce soit pour la création, le développement ou la transmission d’entreprise, le sondage OpinionWay, réalisé pour la SIAGI en Septembre 2016 à l’occasion de son cinquantenaire, montre que 60% des artisans entreprennent seuls leur démarche de recherche de financement, avec les limites et les travers que cela peut impliquer : méconnaissance des offres de financement adaptées à leur situation, report, voire annulation, de certaines décisions d’investissement, etc.

Quel que soit notre métier, notre formation initiale d’artisan ne nous a pas nécessairement donné les outils pour une bonne maîtrise de la gestion et du développement d’une entreprise. Il faut donc nous réapproprier la fonction « financière », et nous faire accompagner par des réseaux d’experts que sont les CMA et leur filiale, la SIAGI.

Peut-on véritablement parler d’autocensure des entrepreneurs dans leur décision d’investir ?

Même si le sondage laisse apparaître un pourcentage apparemment faible (2,8% des entreprises ont anticipé un refus de la banque), rapporté en nombre d’entreprises, ce chiffre reste conséquent ! On peut par ailleurs estimer que le phénomène est plus large que cette seule anticipation et inclut également d’autres paramètres : complexité des dossiers à monter (3.5%), crainte de se voir demander trop de garanties (2.1%), investissement pas finançable par un prêt bancaire (2.8%)… Donc, un manque à gagner certain pour l’économie artisanale.

Face à ce constat, quelle offre la SIAGI propose-t-elle pour accompagner les entrepreneurs dans leur transmission-reprise ?

Il n’y a pas de reprise sécurisée sans financement adapté du repreneur. Plus la question du financement est résolue en amont de la transaction, plus celle-ci sera fluide. Ne perdons pas de vue qu’une transaction abandonnée fait perdre beaucoup de temps et d’énergie au cédant et au repreneur. Il faut donc miser sur tous les circuits amont, qu’ils concernent la banque ou le contenu de la transaction !

La SIAGI est présente aux côtés des 2 parties, en garantissant la continuité du financement du cédant et en préparant le volet financement en amont de la sollicitation du secteur bancaire. C’est la démarche que nous développons depuis plus de 4 ans avec les CMA et les Organisations Professionnelles, laquelle permet la délivrance d’une pré-garantie de crédit, après validation du plan de financement.

Un conseil à ceux qui souhaitent transmettre leur entreprise ?

Le chef d’entreprise doit continuer à investir, même pendant la période de transmission, car c’est le seul moyen de conserver la valeur de son entreprise et de la rendre attractive.

Innover dans le financement, est-ce souhaitable ?

On voit bien qu’aussi bien les pratiques des « financeurs » que celles des personnes en recherche de financements évoluent et font appel à des voies alternatives de financement : recours à des prêts participatifs, au crowdfunding, à la titrisation… Il faut donc s’adapter en gardant les principes inhérents au monde bancaire et financier : prendre des risques, en sachant les gérer ! Cette créativité est saine, mais pour qu’elle soit pérenne, elle implique d’intégrer des outils de sécurisation, comme celle que peut apporter la garantie de la SIAGI.

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